Du négatif et du positif

Déjà 4 mois et des poussières…

Il y a clairement un avant et un après le choc ou le tsunami comme je l’appelle…

Les aspects négatifs de cette épreuve sont pour l’instant:

  • La fatigue

J’avais sous-estimé l’épuisement. (pourtant, déjà expérimenté après une rupture) Il faut dire que nous n’avons pas ralenti nos activités, annulé aucune soirée à la maison. Au contraire, j’ai entamé une remise en forme, programmé des voyages. Pourquoi? Pour me sentir vivante, utile, pour rebondir de projets en projets, pour apporter du bonheur aux gens je pense… Comme une funambule qui avance pour ne pas tomber?

Je vais devoir me ménager si je veux retrouver un niveau d’énergie acceptable. Dormir plus déjà, ça serait bien. Apprendre à dire non et alléger mes week-ends aussi.

Ceci dit, le sport m’aide beaucoup et je n’ai pas d’insomnie (avec l’aide du sedinal parfois). Je rêve énormément par contre, ça carbure pendant la nuit.

  • Les crispations dans la mâchoire

Dès que je me retiens de pleurer, j’ai des douleurs désagréables dans les mandibules. Ça passe un peu avec du magnésium et avec la méditation mais c’est encore assez présent… Je vais voir ce que mon kiné va pouvoir faire pour ce souci.

  • Le défaut de reconnaissance

Je n’ai pas l’impression que cette épreuve est reconnue comme un vrai deuil, pourtant j’ai perdu quelque chose, d’invisible, d’intangible. Certaines personnes ont l’air de capter mais d’autres pas du tout. Je ne leur en veux pas mais j’ai juste l’impression parfois de vivre sur une autre planète ou dans une dimension parallèle.

Il y a aussi un ÉNORME aspect positif:

  • Le soulagement

J’ai l’impression qu’on m’a ôté un immense poids des épaules et enlevé beaucoup de stress. Celui des examens, de l’attente, de l’incertitude, des espoirs déçus. Je ne me pose plus non plus 20.000 questions sur la grossesse et la maternité.

(Edit: professionnellement aussi, ouf, plus besoin de rester absolument dans cet emploi juste parce que serait pratique si un jour…)

Et ça, ça fait du bien!!! Je n’avais pas réaliser la place que ça prenait pendant le parcours mais je suis bien contente que ce soit fini!

Ce sentiment ne m’a pas quitté et il est très durable 😉 C’est un peu comme une petite flamme réconfortante à l’intérieur.

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L’éternel retour du cycle

Et oui, même si les chances sont infinitésimales qu’il soit utile, chaque mois un nouveau cycle commence, toujours un peu plus court que la moyenne. Je ne veux pas prendre des hormones pour arrêter mon corps. J’en ai déjà tellement pris avant et pendant le PMA. Heureusement, je suis pleine de gratitude pour mon utérus qui ne me fait pas trop souffrir, presque pas parfois, comme s’il se faisait discret. Bon évidemment, je ne vois pas arriver mes menstruations avec plaisir non plus. Je les supportais avant car elles recelaient une promesse…

Maintenant, elles sont surtout le rappel mensuel d’un rêve brisé.

Alors j’ai décidé de coller du positif sur ce négatif pour l’adoucir un peu. Et moi qui ne suis pas très coquette ou qui ne passe pas beaucoup de temps dans ma salle de bain, je me suis dis que ça me ferait du bien de prendre un peu soin de moi, pour changer.

J’ai testé le mois dernier une nouvelle esthéticienne dans mon village qui pratique des tarifs démocratiques. Le gommage+hydratation qu’elle m’a prodigué m’a fait beaucoup de bien. Cette petite bulle m’aide à vivre mon corps de manière plus positive. J’ai repris rendez-vous pour la date approximative du prochain cycle tout de suite. J’ai ajouté cette dépense à mon budget mensuel. Un petit rendez-vous bien-être, je crois que je l’ai plus que mérité.

J’applique le 1er exercice trouvé dans le livre « le pouvoir des petits riens » de Rick Hanson: être en amitié avec soi-même, être sa meilleure amie…

Je continue à suivre mon instinct et à me maintenir en équilibre même si les hauts et les bas se succèdent toujours…

Et vivement la ménopause!

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