Les voeux c’est fini mais pas la vie ;-)

Dans les contes, les voeux se réalisent, le happy end est toujours là (en tout cas dans les versions modernes parce que dans les originaux parfois c’est très gore).

si une dame ne peut pas avoir d’enfant, elle fait un voeu et elle en a un. Bon parfois il est rikiki, parfois elle devra le donner en échange mais ça fonctionne toujours.

Cette année à minuit, je n’ai pas fait de voeux… J’ai perdu la foi en cette magie et rien que cette pensée doit tuer une fée quelque part… Souhaiter, je n’y crois plus…

Ceci dit, si je devais encore faire un souhait ce serait celui-ci :

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé, et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

Cette phrase de Marc Aurèle a inspiré la prière de sérénité récitée par les AA mais je la trouve pertinente dans mon cas.

Deux-mille dix-neuf, ça sonne bien comme année, ça fini par neuf et du renouveau ça ne peut pas faire de mal.

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Programme de remise en forme

Je ne vous ai pas encore parlé du programme pluridisciplinaire organisé par ma maison médicale sur les conseils d’un chirurgien de l’estomac (qui trouvait que c’était dommage d’en arriver à se faire opérer avant d’avoir pu profiter d’une aide pour manger mieux et bouger plus).

Le début du programme est tombé pile après l’annonce de la fin de notre parcours PMA. Pile au bon moment pour moi, à un carrefour de ma vie, j’ai trouvé que c’était une bonne idée, positive, de chercher un nouveau bien-être et faire disparaître un ventre que je ne supporte plus… Mon corps en a bien besoin et le mérite amplement. Je crois bien, le pauvre, que je l’ai maltraité toute ma vie…

Plus les années avancent et plus les kilos s’installent,  je suis carrément bien en surpoids… donc maintenant on va essayer de vivre plus sainement et se remuer un peu plus.

Le programme consiste en 6 mois de suivi en groupe

  • 2 séances de sport par semaine pour réapprendre à bouger mais dans un esprit très positif et ludique. La kiné est géniale. Je découvre mon muscle transverse, indispensable pour ne plus avoir mal au dos.
  • 1 suivi diététique 1 fois par mois. La 1ère séance c’est bien passée, elle ne m’interdit rien mais j’ai un tableau de la fréquence à laquelle je peux manger des aliments du haut de la pyramide et des conseils à suivre dans les grandes lignes.
    • Boire plus d’eau en fractionnant en trois ma journée par exemple (et pour l’instant ça marche très bien)
    • Inclure beaucoup plus de légumes et de fruits en planifiant mieux mes menus
    • Toujours manger à table
    • Reposer ses couverts entre chaque bouchée (pour l’instant c’est le plus dur je trouve)
    • Équilibrer son assiettes (1/4 féculents, 1/4 protéines, 1/2 légumes)

      Enfin que du bon sens quoi, rien d’insurmontable et aucun comptage de calories

      1er objectif : m’alléger de 1kg-1,5kg d’ici vendredi prochain et je pense que c’est bien parti (objectif final au bout d’un an => 10kg en moins)

  • 1 groupe de parole 1 fois par mois avec les psys. Pour parler de nos difficultés, d’astuces, de mécanismes qui poussent à trop manger, échanger des bons plans, se soutenir
  • 10 séance de sophrologie pour vivre son corps positivement, manger en pleine conscience, se détendre (j’en reparlerai bientôt)
  • 1 suivi médical

On rigole beaucoup pendant nos séances, c’est chouette de ne pas être tout seul. A la fin du programme, on sera amené à réfléchir à notre futur activité physique et j’ai déjà quelques idées 😉 je cherche dans les environs des cours de zumba ou d’aquagym.

Je trouve que c’est une grande chance d’avoir ce genre de programme a côté de chez moi et je suis très motivée 😉 Au final, ça va me coûter sur 6 mois entre 300€ et 400€ mais ça en vaut la peine je trouve!

Je viendrais vous raconter… peut-être que ça pourrait inspirer d’autres maisons médicales.

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Une perle de psychologue

Pendant notre parcours, on ne nous a jamais conseillé de rencontrer la psychologue du centre. Peut-être que nous étions ce couple joyeux et content d’être là, dans l’anti-chambre d’un rêve presque à notre portée… Après une annonce de naissance très difficile pour moi à digérer, j’avais les larmes quasi constamment aux yeux. J’ai décidé qu’il était temps d’arrêter de patiner toute seule dans mon coin. Je ne voulais pas que mon mari subisse tout seul mes états d’âme. Alors, j’ai pris rendez-vous avec la psy de notre centre de PMA. Il nous restait encore 2 FIV encore en stock à ce moment là.

Le contact est passé tout de suite et elle a réussi à faire passer mon stress de 9/10 à 2/10 en seulement une petite heure. Elle m’a donné un tuba pour respirer sous l’eau et ça m’a vraiment aidé. Par expérience, ce n’est pas toujours le cas. Donc maintenant je sais que si ça ne colle pas au bout de quelques séances, c’est que ce n’est pas la perle rare pour mon cas et qu’il vaut mieux trouver quelqu’un d’autre.

Donc c’est une vraie chance d’avoir trouvé tout de suite la bonne personne. C’était important pour moi aussi qu’elle soit un peu spécialisée dans le domaine de la procréation médicalement assistée car je pense que c’est assez spécifique comme remise en question, doutes, difficultés…

C’est une autre chance de voir les psy comme une aide à un moment difficile de sa vie. Je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Comme dit la cousine de mon mari, le psy c’est un peu comme l’assistance technique. Je trouve que c’est une très bonne image parce que si ton pneu crève, tu arriveras peut-être à le remplacer seul mais ça ira beaucoup plus vite si tu fais appel à une aide pro 😉

Elle fait donc partie de ma team. Je savais que si ça ne se passait pas comme je voulais, elle serait là pour m’aider sur ce nouveau chemin, à m’éclairer, m’écouter et me laisser déposer mon sac à dos dans un endroit rien qu’à moi.

Donc merci à elle!

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Le temps des fêtes

La saison des fêtes a commencé chez nous ce we. Ma soeur travaille le 24 et le 25 décembre et donc on a avancé notre fête de famille. Peu importe si ce n’est pas à la bonne date, on a invoqué l’esprit de Noël plus tôt et voilà. On a passé un super moment, très convivial. (Seul bémol, ma maman qui a bien mis deux fois les pieds dans le plat en me demandant si j’attendais famille et si je voulais qu’elle me tricote de la layette. Mais je ne peux pas lui en vouloir, elle n’a franchement pas toute sa tête. J’espère qu’elle va quand même un jour imprimer que pour nous c’est fini).

Je crois que j’ai de la chance d’aimer les fêtes. Ça doit être un cauchemar de les subir. J’ai une famille à inviter et avec laquelle je m’entends bien (ça n’a pas été toujours le cas, surtout avec ma soeur). Depuis que j’ai ajouté des jeux de société dans cette fête, c’est carrément passé de bof bof à magique.

Mon enfant intérieur adore cette période et je lui prépare les fêtes de fin d’année qu’elle mérite! Un beau sapin, des lumières partout, des petits cadeaux et de la bonne nourriture. J’envoie aussi des cartes à des gens que j’apprécie.

Pour le réveillon de nouvel an, on organise depuis quelques années une fête costumée chez nous avec des amis sur un thème comme fil conducteur. Cette fois, ce sera le Japon 😉 et je me réjouis déjà des costumes à réaliser, des bricolages, des jeux, de la danse et du bon repas préparé par une amie et ma soeur.

Mais bon cette année, j’ai quand même dû faire quelques aménagements:

  • On a trouvé un compromis pour la crèche. Mon mari tient à cette tradition alors elle a été exilée au fin fond de la maison pour m’épargner cette vision de nativité miraculeuse en permanence.
  • Je n’en ai pas encore parlé sur le blog mais j’ai entamé un programme de remise en forme en groupe organisé par la maison médicale de mon village. Il comprend un suivi par une diététicienne. Du coup, je vais devoir me surveiller un minimum. Mais bon, elle ne m’a rien interdit donc je vais pouvoir me faire plaisir quand même 😉
  • Pour les invités du nouvel an, on a aussi évité les femmes enceintes et les jeunes parents. Je sais ça peut paraître extrême mais je fais, comme qui dirait, une intolérance que j’espère passagère à ces étapes de la vie de mes amis. Heureusement, ça ne représente que 4-5 personnes sur toutes les personnes que nous invitons d’habitude et je pense qu’ils comprendront (sinon je me demande si je vais les garder comme amis…)

Et chez vous les fêtes comment ça se passe?

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La team de soutien

Un mois et quelques jours ce sont passés maintenant et finalement je vais mieux que ce à quoi je m’attendais.

La musique triste reste mais en sourdine. Il y a de vrais moments de grâce où la vie me semble douce à nouveau. Peut-être parce que je m’étais préparée à ce passage difficile, que j’ai accepté que c’est un deuil et que ce serait douloureux (merci Léa), peut-être parce que je me suis inspirée d’une sœur de cœur, qui pour se sortir d’un burn-out, s’était constituée une team de choc pour la soutenir. Merci à elle d’ailleurs, elle se reconnaîtra.

Dans ma team de choc il y a:

  • Mon mari, un vrai bouddha, qui arrive toujours à me rassurer et est attentif à mes besoins surtout quand je lui facilite la vie en les exprimant clairement (vive notre retraite de fiancé qui nous a donné des outils pour mieux communiquer)
  • Ma psy (spécialisée en PMA) chez qui j’ai pu déposer mon sac à dos en fin de parcours. Elle m’accompagne maintenant sur ce nouveau chemin.
  • Mon ronronthérapeute, Edouard, notre chat à long poil tout soyeux.
  • Ma sophrologue, une  femme très joyeuse, empathique. A chaque séance, c’est toujours une nouvelle expérience et j’utilise souvent ce que j’ai découvert dans la vie de tous les jours
  • Notre médecin de famille, à l’écoute, attentif et qui a su instaurer dans sa maison médicale au fin fond de la campagne une ambiance chaleureuse
  • Certains amis et certains membres de ma famille de cœur qui ont vécu des épreuves similaires et sur qui je peux toujours compter si j’ai besoin de parler
  • Vous, et oui vous, bloggeuses et internautes, par vos petits messages, réflexions, liens partagés, vous êtes d’une grande aide!

Cette team, elle était déjà présente pendant notre parcours, surtout vers la fin et ça a été un soulagement de savoir que même si la chance ne tournait pas, je pourrais toujours m’appuyer sur elle pour ne pas sombrer. Cette continuité a été bénéfique pour moi.

Je vous ferai un post détaillé sur chacun d’entre eux dans les jours, semaines à venir. Comme dans les contes, ce sont mes précieux alliés!

Et vous, vous avez aussi une team autour de vous?

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Petite musique intérieure

Même si j’ai ouvert ce blog pour partager de belles choses, je ne trouverai pas honnête de ne partager que le positif, parce que la vie n’est pas douce tous les jours…

La première semaine, je suis allée travailler mais la fatigue m’a rattrapée et le stress m’a mis les tripes en vrac. Je suis donc restée à la maison début de semaine dernière. De longues heures creuses à végéter devant la télé… Pas beaucoup d’énergie pour faire autre chose. Avec la Toussaint, évidemment, le sujet de la mort revenait souvent. A un moment, j’ai réalisé qu’une partie de moi était morte… Une image de moi-même qui n’existera pas, des rêves brisés. Et puis j’ai pleuré… Mais en fait, ça m’a fait du bien de réaliser ça, de me confronter à la réalité et à me laisser aller à exprimer un chagrin bien légitime…

Nous avions des amis à la maison de vendredi à dimanche pour notre we jeu de société annuel. Leur présence m’a fait énormément de bien. Ils expriment tous leur bonheur à venir chez nous. C’est un de mes moteurs, être une source de joie pour les autres alors bien sûr cela m’a fatiguée mais je suis heureuse de ne pas avoir annuler cet événement.

Quand je suis entourée, par mon adorable mari, par des amis, la peine se tient à distance. Par contre, quand je suis seule, elle revient, lancinante, comme une petite musique triste sans notes et sans paroles. Et ça ne me ressemble pas du tout parce que ma petite musique intérieure habituelle est gaie, solaire et douce…

Je dors bien même si je rêve énormément et j’ai toujours envie de lire, de faire des projets. Par contre, la fatigue est toujours là et la difficulté à se concentrer aussi. Un peu l’impression d’avoir perdu aussi une carapace et d’être hypersensible à tous ce qui concerne la maternité au sens large.

Je sais que le temps est notre allié dans cette épreuve. Ma vraie petite musique va revenir et j’espère dans pas trop longtemps…

 

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Déjà une semaine…

On a eu le temps de bien voir arriver la catastrophe, on a eu le temps de construire des abris souterrains pour les jours d’après parce qu’à vrai dire, à part une grande fatigue physique et mentale, nous allons presque bien. Les larmes coulent encore, quoi de plus normal, mais la vie est la plus forte, la lumière ne s’est pas éteinte.

Le soulagement est bien là, comme si on m’avait enlevé un immense poids sur le cœur. J’ai l’impression de mieux respirer. Les années d’attente, les espoirs déçus, les traitements ont pesés plus que je ne me l’imaginais maintenant que nous en sommes libérés!

Un vent nouveau souffle. Notre vision de l’avenir se réorganise et ce sont ces réaménagements qui me fatiguent tant, je suis en chantier…

Aujourd’hui, j’ai réservé mes billets de train pour rendre une visite à des amis expatriés à Londres dans 6 mois, quasi au prix les plus bas. J’en rêve depuis si longtemps. Je n’aurais jamais osé avant…

Libre, nous sommes libre!

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